http://www.sudouest.com/lot-et-garonne/actualite/villeneuvois/article/733292/mil/5217334.htmlFUMEL.
Un seul mot d'ordre : « gardarem l'occitan » 
Des manifestants, déterminés à maintenir l'enseignement de l'occitan à l'école. (photo eric leurent)
Jeudi soir, les défenseurs du bilinguisme à l'école étaient mobilisés. Réunis devant les grilles du lycée Marguerite-Filhol, parents, professeurs et élus locaux entendaient protester contre la suppression de l'enseignement de l'occitan.Une décision d'autant plus surprenante que des élèves sont officiellement inscrits dans cette filière et qu'ils ont reçu leurs livres en début d'année. Et ce n'est que par l'action déjà engagée par les parents que deux des trois heures d'enseignement tous niveaux ont été rétablies pour les seuls élèves de terminale, certains présentant l'option occitan au bac.Pour les responsables du mouvement, cette mesure va surtout à contre-courant de la récente convention signée sur le bilinguisme entre la Région et le rectorat. Car le lycée Marguerite-Filhol figure bien sur la liste des établissements devant dispenser l'enseignement de l'occitan.Cette convention prévoit justement d'assurer la continuité de l'enseignement de l'occitan entre établissements du primaire, collèges et lycées.Sur le Fumélois, le lycée Marguerite-Filhol est la seule structure qui
permet aux enfants de l'école maternelle occitane de Monsempron et de la classe occitane du collège Kléber-Thoueilles de poursuivre leur formation à l'occitan.
Aval de l'Inspection
En fin d'après-midi, M. Oukhenanou, proviseur du lycée, a reçu les manifestants. Il a indiqué, à leur grande surprise, que la suppression de l'enseignement de l'occitan avait été décidée il y a deux ans.Selon le proviseur, la réintégration des élèves de secondes et premières au cours d'occitan partiellement rétabli pour les terminales nécessiterait l'aval de l'Inspection académique et une refonte des emplois du temps.