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 ENtrevista de l'IEO sus "ll'independant"

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capbreton
Guelha de bonda
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MessageSujet: ENtrevista de l'IEO sus "ll'independant"   Jeu 22 Oct - 9:21

http://www.lindependant.com/articles/2009-10-21/d-grosclaude-tout-a-gagner-a-etre-plus-riche-d-une-langue-63869.php

MANIFESTATIONQuel avenir pour la langue d'Oc ?



© Ch. Barreau


David Grosclaude, président national de l'Institut d'études occitanes, journaliste à France 3, fait le point sur la santé de la langue d'Oc à trois jours de la manifestation de Carcassonne.

10 000 personnes en 2005 à Carcassonne, 20 000 à Béziers deux ans plus tard, qu'attendez-vous de la manifestation de samedi ?

Les deux précédentes manifestations ont mis en lumière que l'occitanisme n'est pas l'affaire de quelques associations et militants. Il y a une vraie adhésion populaire. En 2007, des choses avaient été dites par les élus, mais entre le dire et le faire, il y a du chemin. Depuis, il y a eu cette reconnaissance dans l'article 75-1 de la Constitution. C'est une victoire symbolique. On dit simplement que si la langue d'Oc est reconnue comme un patrimoine de la France, un patrimoine cela s'entretient. Il faut des moyens.

Vous demandez une loi ?

On nous avait promis une loi au plus tard à la fin 2009. Cela avait été
confirmé devant les députés. Dans une lettre, la ministre de la Culture, Christine Albanel avaient affirmé que la loi était à l'étude et que le gouvernement la ferait. Or les Basques viennent d'avoir un conseiller de Frédéric Mitterrand qui a dit que rien n'était fait et qu'ils hésitaient à prendre un décret. Nous, on veut une loi. Ils se moquent de nous et des parlementaires. C'est la première raison de notre colère.

Il faut un statut pour les langues. Il s'agit, par exemple, du droit de recevoir un enseignement. Aujourd'hui, on ne le propose pas dans les collèges et
lycées. On met des entraves aux écoles bilingues et aux calandretas.

Quelles sont les principales revendications que portera la foule samedi ?

On est, en France, dans une situation les plus arriérées d'Europe. Si
l'on prend le secteur de la télévision. France 3 Sud et France 3 Marseille consacrent 25 minutes à l'occitan par semaine. Le même temps depuis 20 ans. En Aquitaine, c'est six minutes avec un budget, en partie payé, par la Région. Un rapport du CSA montre que les temps d'antennes pour les langues régionales ont chuté de 30 % en trois ans. On a créé France 4, la 5 sur le numérique et on nous dit on n'a pas les moyens !

Que voulez-vous ?
On veut une télé et une radio de service public en occitan. Les moyens techniques existent. On paye tous la redevance. On peut créer un autre système audiovisuel. Dans tous les pays voisins, cela existe pour l'Espagne, en Galice, au Pays Basque, au Royaume-Uni avec les Gallois. On est les
derniers des derniers. N'est-il pas possible d'avoir une vraie télé régionale, pas une télé provinciale ? On est toujours pris pour des ploucs ! On a droit à nos petits programmes régionaux. C'est insupportable, on n'a pas le droit de regarder le monde sans que Paris donne l'autorisation.

Qu'allez-vous dire aux élus locaux présents samedi ?

On n'attend pas seulement qu'ils dégagent une ligne budgétaire culturelle. Il faut une politique linguiste qui rentre dans tous les domaines de l'action publique. Les élus ne regardent pas ce qui se fait ailleurs comme en Espagne. La langue est un élément transversal. Cela concerne, par exemple, la double signalétique sur les panneaux ou comme dans le métro à Toulouse, le tourisme, la formation des animateurs et l'information.

Quel avenir a encore la langue d'Oc ?

Si les discours des élus sont vraiment conformes, cela doit déboucher sur une politique planifiée sur tous les domaines ; Il y a de la place pour tout le monde. On a tout à gagner à être plus riche d'une langue. Nous demandons simplement que nos responsables regardent ce qui se passe ailleurs. Dans les communes avec les plaques de rue bilingue, les locaux pour les calandretas, au département ou à la Région avec la formation, le tourisme, les élus ont moyen déjà le moyen d'agir. Après samedi, on restera vigilant et on proposera d'autres styles d'actions. La langue est un facteur indispensable. Si elle disparaît, la culture de la région disparaîtra aussi.


Dernière édition par capbreton le Jeu 22 Oct - 10:50, édité 1 fois
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Matieu
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MessageSujet: Re: ENtrevista de l'IEO sus "ll'independant"   Jeu 22 Oct - 10:31

Citation:
David Grosclaude, président national de l'Institut d'études
occitanes, journaliste à France 3, ..


Tostemps autant competents, los jornalistas de noste ..
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ENtrevista de l'IEO sus "ll'independant"

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